ArdBox_Conn3ct Your M1nd: Effets spéciaux : Merci de nous faire rêver

Home

16 déc. 2009

Effets spéciaux : Merci de nous faire rêver

Bonjour, aujourd'hui je vais vous parler un peu de cinéma.

Avec les sortis cinéma de cette année X-Men Origins: Wolverine, District 9, Transformers 2, 2012 et le très attendu Avatar) on ne peut que constater que les films de ces dernières années utilisent énormément les effets spéciaux et ce pour notre plus grand plaisir (ou pas).

Evidement je ne vais pas revenir sur les effets spéciaux je dirais "Old School" ^^ c'est à dire les techniques inventées dans les années 1920-1930 (dont certaines sont toujours utilisés).



Mais plutot des effets numériques qui grace à la montée en puissance des ordinateurs de ces 20 dernières années ont atteinds un niveau de qualité et de réalisme époustouflant.



Mais avant cela je tien à rendre un hommage à un très grand spécialiste du maquillage et des effets spéciaux au cinéma. Qui est le co-fondateur avec James CAMERON de DIGITAL DOMAIN (dont je parlerai un peu plus bas.)
Monsieur Stan WINSTON, qui nous à quitté depuis bientôt 2ans il est mort le 15 juin 2008 à l'age de 62ans.



Il était l'un des spécialistes des effets spéciaux du cinéma (tout comme ses confrères Dennis Muren et Phil Tippett) Mais il était surtout spécialist des animatroniques, qu'il a notamment utilisé pour créer les dinosaures du film Jurassic Park. D'ailleurs, le dernier Jurassik Park prévu a été annulé en raison de sa mort, puisque nul autre ne pouvait assurer les effets spéciaux.









A présent, parlons donc de ces effets numériques ou plutôt les sociétés qui les réalisent. Je vais essayer de vous faire un petit aperçut rapide.

Je vais commencer par la plus ancienne et la plus connue et également ma préféré :)

Je parle bien entendu de la fameuse Industrial Light & Magic (ILM)



En 1975, pendant la préparation de La Guerre des étoiles, George Lucas essaie de confier la réalisation des effets spéciaux optiques du film à Douglas Trumbull, le responsable des effets spéciaux de 2001 : L'Odyssée de l'espace. Celui-ci décline l'offre de Lucas, mais lui suggère d'embaucher son assistant, un dénommé John Dykstra.

John Dykstra a fondé Industrial Light & Magic (ILM), le studio de trucages de George Lucas. Lauréat aux Oscars pour les effets spéciaux de La Guerre des étoiles et techniquement pour la création d'un système de contrôle informatisé de caméra et mis au point pour ILM.

Dykstra réunit alors une équipe d'étudiants, d'artistes et d'ingénieurs qui s'acquitte de la tâche. Lucas décide alors de créer une structure indépendante dans Lucasfilm Ltd., qu'il baptise Industrial Light & Magic. Leur plus grand exploit fut d'inventer un système de caméra pilotée par ordinateur nommée Dykstraflex, qui leur permit de filmer des combats de vaisseaux avec une grande impression de vitesse.



Rapidement, ILM se divisa en plusieurs cellules, chacune spécialisée dans un domaine particulier. En 1979 une division informatique voit le jour alors que cette technologie n'en est qu'à ses balbutiements. En 1982 ILM génère une séquence entière par ordinateur pour le film "Star Trek II". dans les années suivantes la société réalise des progrés constants dans l'imagerie numérique, utilisant des logiciels comme Photoshop qui deviendront populaires bien des années après. En 1986 Lucas revend une division connu aujourd'hui sous le nom de Pixar ("Toy Story", "Nemo", "Wall-e"...). En 1988 ILM parvient, dans le film "Willow", à réaliser une séquence en morphing, ensuite elle améliore cette technique, d'abord pour le film "Abyss" en 1989, puis pour "Terminator 2" en 1991.



En 1994 ILM redonne vie aux dinosaures dans "Jurassic Park" avec un réalisme saisissant grace au grand Stan WINSTON. Il s'agit d'un pas de géant dans le domaine des effets visuels.



En 1995, nouveau tour de force en intégrant Tom Hanks dans des vidéos d'archive pour le long métrage "Forrest Gump", puis en transformant Jim Carrey en personnage de Cartoon dans "The mask" et en animant chaque poil de la fourrure infographique d'un lion dans "Jumanji".




Jusqu'à ce jour, ils ont participé ou réalisé dans leur totalité les effets spéciaux de près de 200 films. Parmi ceux-ci, on peut citer les saga de La Guerre des étoiles, Indiana Jones et Pirates des Caraïbes, Willow, Qui veut la peau de Roger Rabbit ou encore Terminator 2.

Récompenses cinématographiques

Oscar des meilleurs effets visuels en 1977 pour Star Wars : épisode IV - Un nouvel espoir
Oscar des meilleurs effets visuels en 1980 pour Star Wars : épisode V - L'Empire contre-attaque
Oscar des meilleurs effets visuels en 1981 pour Les Aventuriers de l'arche perdue
Oscar des meilleurs effets visuels en 1982 pour E.T. l'extra-terrestre
Oscar des meilleurs effets visuels en 1983 pour Star Wars : épisode VI - Le Retour du Jedi
Oscar des meilleurs effets visuels en 1984 pour Indiana Jones et le temple maudit
Oscar des meilleurs effets visuels en 1985 pour Cocoon
Oscar des meilleurs effets visuels en 1987 pour l'Aventure intérieure
Oscar des meilleurs effets visuels en 1988 pour Qui veut la peau de Roger Rabbit
Oscar des meilleurs effets visuels en 1989 pour Abyss
Oscar des meilleurs effets visuels en 1991 pour Terminator 2 : le jugement dernier
Oscar des meilleurs effets visuels en 1992 pour La mort vous va si bien
Oscar des meilleurs effets visuels en 1993 pour Jurassic Park
Oscar des meilleurs effets visuels en 1994 pour Forrest Gump
Oscar des meilleurs effets visuels en 2007 pour Pirates des Caraïbes 2 : Le secret du coffre maudit
Oscar des meilleurs effets visuels en 2007 pour Transformers

Nomination cinématographiques

Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1981 pour Le Dragon du lac de feu
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1982 pour Poltergeist
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1985 pour Le Secret de la pyramide
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1988 pour Willow
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1989 pour Retour vers le futur II
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1991 pour Backdraft
Nomination à l'Oscar des meilleurs effets visuels en 1991 pour Hook ou la Revanche du Capitaine Crochet
Et bien d'autres..........................................................................





Ensuite il y'à la WETA (qui inspire son nom d'un insecte de Nouvel-Zélande et d'ont Peter JACKSON en à la phobie). Mai le nom de la compagnie est en réalité un acronyme, WETA, dont le nom « développé », "Wingnut Entertainment Technical Allusions" qui fait référence à la firme de production cinématographique de Peter Jackson, Wingnut Entertainment, en y ajoutant un jeu de mots basé sur la ressemblance entre les mots illusion et allusion.

Fondée en 1986 par Richard Taylor et autres, elle a notamment créé des créatures et des moulages pour les séries télévisées Hercule, Xena, la guerrière.

Weta Workshop qui existe depuis le premier long métrage de Peter Jackson, Bad Taste. Elle s'occupe principalement de la conception des prothèses, masques, animatroniques, maquettes....

Une division numérique, Weta Digital, a été créée en 1993 en plus de la division d'effets physiques Weta Workshop

Elle s'occupe de la conception des effets visuels créés par ordinateur. Leur travail sur Le Seigneur des anneaux fut récompensé par de nombreux prix.
C'est au sein de Weta Digital que fut créé le programme Massive (Système de Simulation d’Agents Multiples dans un Environnement Virtuel) est un logiciel utilisé pour la simulation de foules virtuelles.)

Weta Digital est un des leaders mondiaux d'effets visuels basés à Wellington, en Nouvelle-Zélande. ils fournissent une gamme complète de services de production numérique pour les longs métrages et spots publicitaires haut de gamme, de la conception à la pointe de l'animation 3D.



Sa renommée est devenue mondiale avec sa participation à la trilogie du Seigneur des anneaux, réalisée par Peter Jackson, pour laquelle elle a produit des ensembles, costumes, armures, armes, créatures et maquettes de toute taille.



Après avoir amasser les Oscars sur les différents projets de Peter Jackson et s'être occupée des plus grosses productions hollywoodiennes du moment, l'équipe de Weta digital Ltd. rejoint James Cameron pour son nouveau film AVATAR. Weta Digital Ltd s'occupe notamment de ces extra-terrestres bleu selon la même technique de motion capture qui avait déjà donné vie à Gollum ou King Kong.



Pas moins d'une douzaine de procédés techniques révolutionnaires ont été inventés. Ainsi, grâce à une nouvelle caméra reliée à des ordinateurs, James Cameron pouvait, à l'instant même où il filmait une scène, la voir dans son décor virtuel. Un système très sophistiqué a capturé les moindres expressions des acteurs pour rendre les Na'vis totalement crédibles.
Avatar contient plus de 3 000 plans d'effets spéciaux, contre 500 pour Titanic. 2 000 techniciens ont participé au tournage, dont plus de 800 à la création des images de synthèse.




La troisième société dont je vais vous parler est celle créée par James CAMERON et Stan WINSTON



Digital Domain a été créée à Venice en Californie, au début des années 1990. Les trois premiers films auxquels elle a participé sont True Lies, Entretien avec un vampire (Interview With a Vampire) et Color of Night.
Elle a depuis participé aux effets spéciaux d'une cinquantaine de films parmi lesquels Apollo 13, Armageddon, Le Cinquième Élément, How the Grinch Stole Christmas, O'Brother (O Brother, Where Art Thou), Titanic, What Dreams May Come, Le Jour d'après (The Day After Tomorrow) et I, Robot et The Curious Case of Benjamin Button.



En mai 2006 James Cameron revend à la firme d'investissement WyndCrest (dont fait notamment partie le réalisateur Michael Bay) Digital Domain, la compagnie spécialisée dans les effets spéciaux en images de synthèse qu'il avait co-fondée avec son collaborateur de longue date Stan Winston. Depuis sa création en 1993, Digital Domain aura notamment contribué à Apollo 13, Armageddon, Le Jour d'après, I, Robot ou encore L'Étrange Histoire de Benjamin Button, oscar des meilleurs effets spéciaux en 2009.



Bien évidemment, les effets speciaux ne font pas un film et il faut faire attention car bien souvent l'abus d'effets spéciaux numériques peut être un point négatif à un film la preuve avec la seconde Trilogie Star Wars notamment ou plus récemment 2012.



Et certains réalisateurs cherchent à échapper au tout numérique, comme Steven SPIELBERG très grand adepte des effets spéciaux de plateaux qui l'avais rappelé à son grand ami George LUCAS (qui se dernier voulais tourner en tout numérique) au moment du tournage d'Indiana Jones 4 : "il y a du mystère, de la magie et de l'alchimie dans un film. Filmer en digital n'est plus de l'alchimie : c'est de la technologie infaillible ".






Alors, espérons que pendant longtemps encore nous aurons des passionnés comme le regretté Stan WINSTON, Denis Muren ou Phil TIPPETT pour nous offrir de bons moments de cinéma.






Voila se sera tout pour cette fois. Je reviendrais peut etre vous reparler d'effets spéciaux une autre fois. Hasta la vista.....



Sources : Wikipedia stan winston, Weta, Digital Domain, ILM
L'ouvreboite

[Mise à jour : 22/11/11]

Petite vidéo sympa sur le making of de Gollum, que j'ai trouvé via creaturesdesign.blogspot.com

Bringin Gollum to Life

1 commentaire:

  1. Super interessent cet article !
    Je cherchais a voir comment fonctionne la camera Dykstraflex mais au final je suis tombé sur un sympathique article sur le cinema :)
    Dommage pour jurassik park 4 que l'on ne verra jamais !

    RépondreSupprimer

Qu'en pensez vous ?